29. September 2023
Le Congrès national 2023 de l'énergie éolienne a été un grand succès
« Il faut d’abord compter sur nous-mêmes avant d’imaginer des solutions provenant de pays tiers, car l’énergie est une ressource stratégique pour chaque État. Chaque jour, le soleil brille et le vent souffle en Suisse, que nous utilisions leur énergie ou non », a déclare Isabelle Chevalley, présidente de Suisse Eole et ancienne conseillère nationale, lors de l’ouverture du Congrès national de l’énergie qui s’est tenu le 30 août 2023 à Berne. Le soir, Suisse Eole a fêté ses 25 ans avec un dîner de gala et une représentation von Marie-Thérèse Porchet, interprétée par l’acteur Joseph Gorgoni. Voici une rétrospective du congrès.

« Nos ancêtres ont construit les centrales hydrauliques et les barrages car ils savaient que l’énergie était garante de prospérité », rappelle Isabelle Chevalley. Image: C. Aeberhard
« En exploitant l’énergie éolienne, nous renforçons notre sécurité d’approvisionnement ; en même temps, nous protégeons notre climat, nous améliorons notre compétitivité et nous préservons notre indépendance ! Nos ancêtres ont construit les centrales hydrauliques et les barrages car ils savaient que l’énergie était garante de prospérité », rappelle Isabelle Chevalley aux quelque 150 personnes présentes à l’Hôtel de Ville à Berne.
Dans son allocution de bienvenue, Christoph Ammann, conseiller d’Etat du canton de Berne, a félicité Suisse Eole pour son anniversaire et a salué son engagement en faveur d’une technologie importante pour l’approvisionnement énergétique futur de la Suisse.

Christoph Ammann, conseiller d'Etat du canton de Berne, a félicité Suisse Eole pour son anniversaire. Image: C. Aeberhard
Inauguration de la Sool et création de Suisse Eole
Deux jours après l’accident nucléaire survenu le 28 avril 1986 à Tchernobyl, la Sool, la première « grande » éolienne de Suisse, fut inaugurée à Langenbruck. Il s’agissait d’un modèle Aeolus 11/HSW-30 de 30 kW. « Elle a produit de l’électricité de 1986 à 2020, 600`000 kWh au total », explique Robert Horbaty à Berne. Force motrice derrière le projet, il avait suivi de près le développement de l’énergie éolienne en Europe et dans le monde et avait fait avancer le projet avec le soutien du Centre écologique de Langenbruck. Même si l’éolienne ne produit plus d’électricité depuis 2020, elle reste en place afin de permettre un éventuel repowering. Pionnier de l’éolien, Robert Horbaty a aussi été la force motrice lors de la création de Suisse Eole, l’association qui a donné un visage à l’énergie éolienne en Suisse et qui a vu le jour le 28 mai 1998. À partir de l’an 2000, Suisse Eole obtint aussi un mandat de l’Office fédéral de l’énergie. Dans le premier contrat, il était stipulé ce qui suit : « Notre objectif est que l’énergie éolienne connaisse, grâce à un vaste concept de marketing, une croissance importante au cours des dix prochaines années. »
« Cela fait longtemps que la maturité technologique est atteinte !»
« L’éolienne de l’Obergrenchenberg – qui était à l’époque la plus grande éolienne de Suisse – a produit de l’électricité de 1994 à 2021 », explique Eric Nussbaumer, ancien président de l’ADEV Energiegenossenschaft et conseiller national. « Elle avait un moyeu de 30 mètres de hauteur, un rotor de 23.8 mètres de diamètre et elle produisait 140’000 kilowattheures (kWh) d’électricité par an. » Eric Nussbaumer fait le bilan : « L’environnement réglementaire a toujours été – et il l’est encore aujourd’hui – le facteur décisif pour toutes les nouvelles installations d’énergies renouvelables, cela fait longtemps que la maturité technologique est atteinte ! ». Il est également à noter que l’éolienne de l’Obergrenchenberg continue encore aujourd’hui à produire de l’électricité en Pologne.

Eric Nussbaumer fait le bilan : « L’environnement réglementaire a toujours été et il l’est encore aujourd’hui le facteur décisif pour toutes les nouvelles installations d’énergies renouvelables ». Image: C. Aeberhard
80 éoliennes, puis trois, puis seize
D’après Martin Pfisterer, président fondateur de Juvent SA, c’est une offensive éolienne des Américains qui a semé la zizanie : « En 1990, ils avaient prévu de construire près de 80 éoliennes sur les hauteurs du Jura ! » Pour atteindre ce but, ils auraient tenté de soudoyer les agriculteurs avec de l’argent. « C’est une démarche inacceptable en Suisse », explique le pionnier de l’éolien qui, après « l’offensive éolienne » américaine, dut faire preuve de beaucoup de patience et de force de persuasion pour lancer son projet avec trois éoliennes en 1995-1996. « Aujourd’hui, 16 éoliennes sont implantées sur le Mont-Crosin, le plus grand parc éolien de Suisse. Il a été entièrement réalisé sans opposition ! »
Première éolienne alpine d’Europe
« À l’occasion du 100e anniversaire de l’EW Ursern, en 2002, nous souhaitions à nouveau faire figure de pionniers et installer une éolienne. EW Ursern a été initialement créée pour construire la centrale hydraulique de Hospental », se souvient Markus Russi, ancien directeur de l’EW Ursern. Même si la première éolienne a dû être démantelée avant de pouvoir produire de l’électricité car le fabricant avait entretemps fait faillite, Markus Russi et son équipe n’ont jamais abandonné. En 2004, ils mirent en service la première éolienne européenne en milieu alpin, plus précisément à 2287 m au-dessus du niveau de la mer. « Nous avons construit trois autres éoliennes en deux étapes », raconte le pionnier de l’éolien. Et ce n’est pas fini : « L’éolien complète l’hydraulique à merveille, ce qui explique pourquoi nous planifions actuellement la construction de 4 éoliennes supplémentaires et le repowering de 3 éoliennes », annonce Markus Russi avec fierté.

« À l’occasion du 100e anniversaire de l’EW Ursern, en 2002, nous souhaitions à nouveau faire figure de pionniers et installer une éolienne », se souvient Markus Russi
Autorisation accordée après 25 ans de planification
« Il y a maintenant 25 ans que la planification du parc éolien de Sainte-Croix a commencé », souligne Florence Schmidt, responsable du projet du parc éolien de Sainte-Croix de Romande Energie SA. « En 2018, Suisse Eole nous avait décerné le « Prix de la persévérance »… Le parc éolien va enfin être mis en service à l’automne », poursuit Florence Schmidt. Six éoliennes avec une hauteur totale de 139.38 m et une puissance nominale de 2.3 MW chacune produiront environ 22 mio. de kWh par an. Parallèlement à la production d’électricité, la priorité est aussi accordée à la protection de la biodiversité pour le premier parc éolien vaudois. Le parc sera inauguré au mois d’octobre.

Florence Schmidt, responsable du projet du parc éolien de Sainte-Croix, avec le « Prix de la persévérance » que Suisse Eole avait décerné à Romande Energie en 2018.
Projet d’accélération du Conseil fédéral
« Il y a 25 ans, les éoliennes produisaient 25 TWh d’électricité dans le monde ; aujourd’hui, ce sont 2148 TWh, ce qui correspond à une part de l’approvisionnement en électricité de 7.5 % », explique Lionel Perret, directeur de Suisse Eole. En Europe, la production de courant éolien au cours de cette même période a augmenté de 22 TWh à 582 TWh ; le courant éolien couvre ainsi 17 % de la consommation au sein de l’UE », conclut Lionel Perret. « En Suisse, la production de courant éolien est en revanche passée de 16 GWh à seulement 150 GWh et couvre ainsi tout juste 0.25 % de notre approvisionnement en électricité ! » Et ceci, alors que l’énergie est LA technologie hivernale à proprement parler. La raison principale n’est pas la technologie, qui est plus que prouvée, mais les procédures qui s’éternisent depuis des décennies. Le « Windexpress », qui s’adresse aux projets dont la planification dure déjà depuis près de 20 ans, signifie seulement un allègement de près de deux ans. Même si la prise en compte des intérêts de la Confédération doit encore être clarifiée, nous plaçons plus d’espérances dans le projet d’accélération du Conseil fédéral. Le projet a le potentiel de révolutionner le mode d’autorisation grâce à des procédures cantonales coordonnées,» développe Lionel Perret.

Lionel Perret. « En Suisse, en 25 an, la production de courant éolien est passée de 16 GWh à seulement 150 GWh et couvre ainsi tout juste 0.25 % de notre approvisionnement en électricité ! » Image: C. Aeberhard
Huit fois moins de béton
Bien que la Suisse représente, avec la Slovénie et la Slovaquie, la lanterne rouge de l’Europe en matière d’énergie éolienne, elle peut tout à fait briller dans certains domaines avec des innovations remarquables. L’une d’entre elles est le mât hybride développé en Suisse. Yannick Cuby, de JPF-Ducret SA de Bulle, l’a présenté lors du Congrès national 2023 de l’énergie éolienne : « Le mât a une hauteur totale de 110 mètres. Il est composé d’un pylône en treillis en douglas, de la base jusqu’à 42 mètres. Grâce à cette construction en bois, huit fois moins de béton sera utilisé pour les fondations par rapport à une tour conventionnelle. »

Yannick Cuby, de JPF-Ducret SA de Bulle, a présenté un mât composé d'un pylône en treillis en douglas. Image : C. Aeberhard
Revalorisation d’anciennes pales
En Suisse, il n’y a pas de pales d’éoliennes mises au rebut car toutes les éoliennes jusqu’à présent démantelées en Suisse continuent de produire de l’électricité à l’étranger. Cependant, c’est précisément de cette matière première dont a besoin Turn2Sun pour son produit Blade2Sun : « Nous utilisons d’anciennes pales d’éoliennes pour les recycler, par exemple comme structure porteuse pour des panneaux photovoltaïques ou comme bergerie », explique Raymond Voillat, qui poursuit : « Les pales existantes de 35 mètres de long peuvent supporter des charges de 7 tonnes maximum. Même si les pales sont érodées, elles résistent encore à une charge statique élevée. » Sur le site de La Stadera, dans le Canton des Grisons, la start-up d’Yverdon-les-Bains a installé, en coopération avec Armassuisse, près de 7 kW de photovoltaïque sur une installation pilote avec des pales de 8 mètres de long. Seul problème : « L’importation de pales usagées est une vraie difficulté car elles sont considérées comme des déchets et il est donc interdit de les importer en Suisse ! »

Raymond Voillat, qui poursuit : « Les pales existantes de 35 mètres de long peuvent supporter des charges de 7 tonnes maximum. » Image: C. Aeberhard
De l’électricité en hiver pour le groupe industriel suisse
« Nous effectuons actuellement des mesures de vent sur notre éolienne car nous envisageons d’utiliser directement son électricité pour notre production », explique Claudio Winter, du groupe industriel international SFS de Heerbrugg, dans la vallée du Rhin. « Si l’éolienne de Calandawind produit de l’électricité, cela devrait également être possible pour l’éolienne de SFS », ajoute Claudio Winter. L’entreprise a déjà couvert tous ses toits à Heerbrugg avec des panneaux photovoltaïques et construit ainsi – excusez du peu –la plus grande centrale photovoltaïque du Canton de Saint-Gall. Cela fait longtemps que la durabilité est une priorité pour l’entreprise : en 1989, elle mit en service la première centrale photovoltaïque, et opta même aussi pour une voiture électrique. Claudio Winter : « Pour préserver les sites suisses au sein du groupe SFS, nous voulons produire nous-mêmes 30 % de la consommation d’énergie électrique, sans émissions de CO2. Étant donné qu’une pénurie d’électricité se profile à l’horizon pour le semestre d’hiver au cours des années à venir, nous nous efforçons d’utiliser l’énergie éolienne disponible. Il est prévu de construire une éolienne d’une puissance de 4 à 5 MW sur le site industriel de l’entreprise : « Un projet phare, car cela serait la première éolienne du Canton de Saint-Gall ! », se réjouit Claudio Winter. Le projet « Rhintlwind » (www.rhintlwind.ch) – la construction est prévue pour 2025 – pourrait couvrir un jour 10 % des besoins en électricité de tous les sites suisses de SFS.

Claudio Winter: « Si l’éolienne de Calandawind produit de l’électricité, cela devrait également être possible pour l’éolienne de SFS. » Image: C. Aeberhard
Des isolants suisses durables grâce à l’énergie éolienne
« Nous produisons chaque année 1.2 million de kilowattheures de courant solaire sur le toit de notre entreprise à Châtel-St-Denis », explique Jacques Esseiva, directeur technique du fabricant de produits isolants Swisspor Romandie SA. L’entreprise souhaite maintenant aussi construire une éolienne. La première étude préliminaire avait montré qu’une éolienne permettait de produire plus de 5 millions de kilowattheures de courant éolien par an sur le propre site de l’entreprise. « En la combinant avec le courant solaire, nous sommes ainsi en mesure de nous approvisionner à 100 % avec notre propre courant », explique Jacques Esseiva. L’auto-approvisionnement serait garanti, notamment pendant l’hiver, lorsque le système photovoltaïque produit moins d’électricité qu’en été. Swisspor prévoit maintenant de procéder à des mesures du vent qui s’étaleront sur six mois environ.

Jacques Esseiva: « La première étude préliminaire avait montré qu’une éolienne permettait de produire plus de 5 millions de kilowattheures de courant éolien par an sur le propre site de l’entreprise. » Image: C. Aeberhard
Une application suisse qui facilite les visualisations
La réalité augmentée est la formule magique de WisardGo. L’application suisse, dont le fonctionnement est basé sur la réalité augmentée, permet la visualisation de parcs éoliens planifiés, même sur des sites complexes, a expliqué Rajan Wegmann, développeur. « Chez WisardGo, nous sommes spécialisés dans les visualisations de toutes sortes. Pour cela, nous collaborons avec des entreprises telles que BayWa r.e., IWB ou encore Herzog & de Meuron », indique Rajan Wegmann. Pour ce qui est des projets d’énergie éolienne, l’application offre une visualisation dynamique et photoréaliste en temps réel, une grande précision grâce au géoréférencement par GPS et une visualisation – directement sur place – indépendante de l’emplacement, et ce au cours de toutes les phases du projet. « Grâce à notre application, la communication visuelle peut être améliorée vers l’extérieur, ce qui accroît la confiance grâce à une meilleure transparence et sert ainsi de base pour les décisions et les votes. » L’application est disponible dans le Play Store.

Rajan Wegmann : « Grâce à notre application, la communication visuelle peut être améliorée vers l’extérieur, ce qui accroît la confiance grâce à une meilleure transparence. » Image : C. Aeberhard
Vent favorable en politique
Au printemps 2023, le parti des Vert’libéraux a publié sa feuille de route « Renforcer la filière de l’éolien » dans le cadre du développement de l’énergie éolienne. Il se prononce plus clairement que les autres partis en faveur de l’énergie éolienne. Barbara Schaffner, conseillère nationale des Vert’libéraux : « Nous avons ensuite élaboré un document thématique sur l’énergie éolienne en janvier 2023. Pour nous, l’énergie éolienne marque en particulier des points en ce qui concerne la faible consommation de surfaces et le démantèlement possible des éoliennes. » Les Vert’libéraux exigent tout particulièrement des procédures d’autorisation plus rapides pour l’énergie éolienne afin d’empêcher les multiples possibilités de recours qui ne servent qu’à retarder les projets. De plus, un cadre financier stable est indispensable. « La sécurité des investissements doit être assurée car la plus grande partie des coûts sont générés lors de la planification, la construction et la mise en service des éoliennes ! », conclut Barbara Schaffner.

Alexander Keberle. « Nous avons besoin de procédures simplifiées, d’une subvention axée sur l'hiver, mais aussi d’un accord sur l'électricité avec l'UE et d’une levée de l'interdiction de l'énergie nucléaire. » Image : C. Aeberhard
Le déclin du nucléaire
Lors du Congrès national de l’énergie éolienne, l’auteur et analyste énergie et climat Cédric Philibert a présenté son dernier livre « Eoliennes – Pourquoi tant de haine ? ». Il est membre de l’Institut français des relations internationales et a travaillé pendant 20 ans pour l’Agence internationale de l’énergie (AIE) : « Les centrales nucléaires françaises ne sont pas non plus construites pour l’éternité », déclare Cédric Philibert, mettant fin à d’importantes idées reçues sur l’énergie éolienne : « Les statistiques de la production d’électricité en Allemagne montrent clairement que les éoliennes et les centrales solaires n’ont pas augmenté la demande en charbon, mais l’ont plutôt réduite. » La complémentarité saisonnière entre l’énergie solaire et l’énergie éolienne est également impressionnante. De plus, le préjugé largement répandu selon lequel la transition énergétique conduirait à augmenter l’exploitation minière est tout simplement faux. « C’est le contraire qui est vrai, la transition énergétique réduit l’exploitation minière », souligne-t-il. En ce qui concerne la France, il affirme : « […] nous devons développer les énergies renouvelables à une vitesse maximale ! Si la durée de vie de certaines centrales nucléaires peut être prolongée jusqu’à plus de 50 ans et/ou que de nouveaux réacteurs produiront effectivement de l’énergie après 2035 ou 2040, il sera toujours encore temps de réduire la vitesse de développement des énergies renouvelables. Mais tant que nous ne savons pas si ce sera le cas, nous devons construire le maximum de centrales électriques renouvelables ! »

Lauteur et analyste énergie et climat Cédric Philibert a présenté son dernier livre « Eoliennes – Pourquoi tant de haine ? »
« C’est une honte ! »
« C’est une honte ! » C’est en ces termes que Johannes Trauttmansdorff, propriétaire du groupe autrichien ImWind, a débuté son intervention. Il faisait ici référence au nombre d’éoliennes (41) avec une puissance totale de 87 MW en Suisse. À elle seule, l’Autriche compte plus de 1300 éoliennes avec une puissance installée de près de 3200 MW. « Le groupe ImWind est ‚clean&free‘ depuis 1995 », déclare Johannes Trauttmansdorff. L’entreprise, qui a effectué des investissements de près d’un mrd. EUR dans les éoliennes et les installations photovoltaïques depuis sa création, emploie environ 150 personnes. « Avec nos 30 parcs éoliens qui produisent près de 1000 GWh d’électricité, notre part du marché représente environ 15 %. L’Autriche s’est fixé pour objectif de construire entre autres 10 TWh d’énergie éolienne et 11 TWh d’énergie solaire d’ici 2030 », explique Johannes Trauttmansdorff, qui poursuit : « Dès 1995, nos présentations d’entreprise comprenaient le slogan suivant : « Il peut nous couper le gaz, Poutine – mais pas notre vent ! » À l’époque, on nous avait ri au nez… tout comme pour la formule suivante : « L’énergie renouvelable issue du soleil, du vent, de l’eau et de la géothermie est la seule façon de stabiliser les coûts de l’approvisionnement énergétique – À long terme, le vent est un producteur d’électricité à bas prix ».

Johannes Trauttmansdorff a présenté le parc éolien des Tauern à Oberzeiring : « Contrairement au scepticisme initial à l'égard de l'énergie éolienne, on est aujourd'hui fier de ce parc éolien. Image : C. Aeberhard
Parc éolien des Tauern : l’éolien et le photovoltaïque
Johannes Trauttmansdorff a notamment présenté le parc éolien des Tauern à Oberzeiring du groupe ImWind, en Styrie : mis en service en 2002, il a depuis été agrandi et repowerisé. Aujourd’hui, il présente une puissance installée de 44 MW, dont 32 MW d’éolien et 12 MW de photovoltaïque. « Contrairement au scepticisme initial à l’égard de l’énergie éolienne, on est aujourd’hui fier de ce parc éolien. Les études concernant la protection des oiseaux ont également montré que l’énergie éolienne n’avait pas d’impact négatif sur les oiseaux, sauf pendant la construction, mais par la suite, les populations se sont plus que reconstituées ». D’ici 2027, la puissance totale installée du parc éolien des Tauern devrait atteindre 86 MW grâce à l’implantation de sept nouvelles éoliennes.


